Bonjour,
L'équipement avec coinceur et goujon des alpinistes et des varappeurs me fascinent, et je me demande s'il est possible d'équiper une cavité spéléo avec ce matériel ..
On en parle dans le manuel technique Marbach/Buldo ; mais des stages existent-ils concernant ces techniques ???
Qu'elle est la position de l'EFS sur ce type d'équipement ???
Hors ligne
Toi au moins tu poses des questions ouvertes !
Tout ce que je peux répondre, c'est qu'il s'agit d'un usage fort marginal. En tout cas je n'ai pas souvenir d'une quelconque utilisation de coinceurs en stage. Peut-être en module moniteur ? Judi va nous dire...
Quant à la position de' l'EFS sur cette question... joker !
RL
Hors ligne
Qu'appelles tu "logique" ?
Hors ligne
Rémy Limagne a écrit:
En tout cas je n'ai pas souvenir d'une quelconque utilisation de coinceurs en stage.
J'en ai utilisé une fois lors d'un stage perf. !
Hors ligne
Stage initiateur 1985 à st rome de dolan
los peyros sur coinceurs!
Hors ligne
Bonjour,
Oui Lespagnol, on peut équiper une cavité avec ce types de matériel (piton-coinceur, goujons).
Tu demandes si des stages existent concernant ces techniques. Mais il s'agit n'y plus ni moins que des techniques de la spéléologie alpine, enseigner dans tout les stage de l'EFS. Ce que je veux dire, c'est que les règles techniques d'équipement ne change pas, mais le matériel utilisé oui. J'y réponds plus précisément plus tard.
Je ne sais pas si l'EFS à une position officiel sur le sujet. Contrairement à ce que certain pense, je ne pense pas que l'EFS est de position dogmatique. Aussi, l'EFS les considère pour ce qu'ils sont, c'est à dire des ancrages nécessaires aux spéléologues pour attacher une corde. Comme tout matériel et ancrage, ceux ci ont des avantages et des inconvénients, donc des domaines d'utilisation préférentiel que le spéléologue sera identifier et mettre en œuvre à bon essiant.
Si on compare avec l'escalade comme le fait l'espagnol, nous ne trouverons pas ces ancrages sur tout les types de falaises ou dans toutes les activités des l'escalade qui s'est maintenant segmenter en plusieurs partie (falaise sportive, blocs, Structure Artificiel, grande voie, escalade artificielle, montagne, haute montagne). Et pour chaque partie, surtout la falaise sportive et les SAE, la fédération d'escalade à normer les ancrages à utiliser. Aussi, tu ne trouveras pas de piton coinceur en SAE et en falaise sportive, ni même de goujons inférieur à 10 mm de diamètre je crois. Bref.... Alors qu'en Spéléologie, on peut trouver de tout partout. Au spéléo de s'adapter. Mais c'est un autre sujet...
La "culture" piton coinceur à disparu avec l'apparition et le développement du spit. Son utilisation "obligatoire" à l'EFS c'est réduit aujourd'hui aux stages moniteurs (M1), où nous avons remarqué une perte de savoir faire des spéléo. Nous avons donc préparer dans le cadre du M3 2008, un petit article sur les domaines d'utilisation possible des pitons coinceurs en spéléo afin que les moniteurs soient sensibilisé à cette "culture". Mais les cadres de l'EFS peuvent aussi enseigner l'utilisation de ce matériel dans d'autres types de stages, si la configuration si prête et que le cadre à cette "culture". Et surtout si tu en fait la demande. Mais certain spéléo en utilise "tout les jours" en prospection, en première et en classique pour doubler certain spit de départ des puits des années 80 qui se sentent bien seul.
Pour le goujon, c'est une autre histoire...
Sont domaine de prédilection en spéléologie est l'escalade artificiel avec l'utilisation de goujon de diamètre autour de 8mm.
Il a l'avantage d'être facile et rapide à poser. Il a l'avantage dans la roche tendre de disposer d'une longueur (donc cône d'arrachement) plus important, ainsi que parfois sur certain modèle une double expansion.
Le gros handicape de cet ancrage et son "usure" (pour les 8mm qui rentre dans les plaquettes spéléo et qui sont donc le plus largement utilisé chez nous). Par usure j'entends qu'à force de sollicitation, le goujons va avoir tendance à ovaliser le trou et le spéléologue à serrer encore la plaquettes et ainsi extraire un peu plus le goujons. Nous avons vue en stage moniteur dans les cavité du Marguariez (06), on ne peut pas dire que c'est des classique, des ancrages commencer à bouger, après seulement deux ans de mise en place et d'utilisation.
J'espère avoir répondue à ta question.
Pour résumer, si tu veux apprendre les pitons coinceurs, commence par achète un jeux de chaque et "amuse toi" en respectant les règles techniques de la spéléologie. Tu peux aussi trouver un cadre qui te fera partager son savoir, sa culture. Il ne faut surtout pas oublié que ce type d'ancrage à des limite d'utilisation, que tu est seul à pourvoir analyser et juger.
Pour le goujons, rien de compliqué, mais de grâce n'achète pas une caisse et en mettre de partout dans les cavités pour t'entrainer !!!
Amitiés grottesques
Hors ligne
Judi a écrit:
Le gros handicape de cet ancrage est son "usure" (pour les 8mm qui rentre dans les plaquettes spéléo et qui sont donc le plus largement utilisé chez nous). Par usure j'entends qu'à force de sollicitation, le goujons va avoir tendance à ovaliser le trou et le spéléologue à serrer encore la plaquettes et ainsi extraire un peu plus le goujons. Nous avons vue en stage moniteur dans les cavité du Marguariez (06), on ne peut pas dire que c'est des classique, des ancrages commencer à bouger, après seulement deux ans de mise en place et d'utilisation.
Nous avons pas mal utilisé en mine des goujons de 12 mm de diamètre. Dans les notices constructeur, ce n'est pas indiqué, mais j'ai comme l'impression qu'il ne faut jamais "dévisser" la contrainte, en particulier pour retirer la plaquette. Dans la méthode de pose prescrite (industrielle), la pièce à fixer est engagée sur le goujon avant son serrage.
Dès qu'on dessert et ressert, on s'expose à un fouarage (le goujon tourne)
Actuellement j'expérimente des chevilles à mémoire de forme : Fischer FZA 14X60 M81. C'est "compatible" avec un spit, on peut donc monter et démonter la plaquette mais ça ne laisse pas la roche en contraite car ça tient par un trou conique (foret spécial). En mine on pose ça dans des matériaux très dures (souvent fragiles) donc l'usage du perforateur est obligatoire quelque soit la cheville. C'est impossible de poser les FZA avec un tamponnoir.
Hors ligne
AMM écrivait :
Dans les notices constructeur, ce n'est pas indiqué, mais j'ai comme l'impression qu'il ne faut jamais "dévisser" la contrainte, en particulier pour retirer la plaquette. Dans la méthode de pose prescrite (industrielle), la pièce à fixer est engagée sur le goujon avant son serrage.
Dès qu'on dessert et ressert, on s'expose à un fouarage (le goujon tourne)
Salut Amm
Là je pense que tu "fantasmes" un peu ...
Après expansion de la bague sur son cône, le goujon est immobilisé avec une contrainte très importante.
En aucun cas il ne tournera ou ne bougera sans au préalable lui taper un grand coup pour l'enfoncer de la longueur nécessaire au dégagement de la bague sur le cône. Là je parle en conditions normales, avec roche saine et trou parfaitement réalisé.
Comme le soulignait Judi, un des rare problèmes est bien celui des petits diamètres (8mm) qui sont souples sous charge et finissent par ovaliser le trou, etc...
Autre danger de cette souplesse, c'est l'usure prématurée du métal soumis à de nombreuses contraintes répétitives sous charge dans la limite élastique, qui peut se traduire par une rupture prématurée assez rapide.
Pour tenter de ralentir ce processus, il est impératif (en 8mm) d'employer de l'inox, à la fois plus résistant dans l'absolu (cisaillement et arrachement), mais aussi plus raide (moins souple) donc moins sujet au problème évoqué plus haut. Problème "divisé" par deux quand l'amarrage est doublé avec une charge bien répartie...
Hors ligne
Dom39 a écrit:
Là je pense que tu "fantasmes" un peu ...
Après expansion de la bague sur son cône, le goujon est immobilisé avec une contrainte très importante.
En aucun cas il ne tournera ou ne bougera sans au préalable lui taper un grand coup pour l'enfoncer de la longueur nécessaire au dégagement de la bague sur le cône. Là je parle en conditions normales, avec roche saine et trou parfaitement réalisé.
Ah non, ce n'est pas un phatasme.
Je ne sais pas à quoi c'est du mais ce qui est certain c'est que depuis qu'on sert la plaquette dans le premier coup ou on expense le machin, on n'en fouare plus. On laisse les plaquettes en place pour les autres visiteurs C'est vrai aussi qu'on se fait'ch avec ces goujons parce qu'on est dans des roches zarbi. Les premiers, on les a montés à la clef dynamométrique (c'était une main courante); c'est colossale le couple qui est prescrit. Donc, quand tu desserres l'écrou tu apportes un sacré effort invers de celui que tu as appliqué pour poser le goujon; c'est surtout à ce moment la que ça fourait (plus qu'au re-serrage) : impossible de retirer l'écrou, le goujon tourne dans le trou. C'était une angoisse à poser; la deuxième boite de 20 est enfin presque vide ! Nous, c'était des FAZ II 12/10 GS de chez Fisher (diamètre 12mm longueur hors tout 110mm, simple bague). On a tiré dans l'axe (plafond) et au cisaillement dans les épontes.
J'ai maintenant plus confiance (dans le sens de la certitude de pose) avec les chevilles à mémoire de forme dont j'ai donné la référence. On n'en fouare pas... mais est-ce que ça tient; c'est hélas moins long que les FX : 60mm cône rentré. Faudra attendre les tests de l'EFS. A voir comme ça, ça devrait être le bloc qui partirait en écaille avant que la cheville ne s'arrache et si c'est un super béton, ça sera surement la vis M8. Le couple de serrage n'a rien à voir avec celui des FX. Un autre avantage c'est qu'après usage ça ne laisse pas beaucoup la roche en contrainte. Ca fait un peu ce que fait un spit ordinaire dans un calcaire qui reste quand même tendre par rapport à du granit (rilolite).
Hors ligne