J'aime bien la technique alors j'apprécie beaucoup ce genre d'article. Le compte rendu des essais est très bien fait. Merci à eux.
Je m'interroge néanmoins sur la conclusion. Tous les essais sont faits avec les vis prises dans des plaques métalliques taraudées. Ces essais ne prennent pas en compte la cheville dans le rocher. Comme la plus part des essais montrent que c'est la vis qui casse, je crois qu'il faut s'interroger sur la question. Les différents éléments plaquettes anneaux n'amènent peut-être pas la même contrainte sur le spit (pour simplifier).
Pas de polémique; cette remarque est en marge de l'essais et je ne fais que m'interroger... j'espère bien lire quelques propositions sur ce sujet.
Sur les photon on notera que les AS sont fermés avec des pêcheurs doubles... ça me semble quand même plus reproductible que le double tisserand.
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Amm a écrit:
Sur les photon on notera que les AS sont fermés avec des pêcheurs doubles... ça me semble quand même plus reproductible que le double tisserand.
Les AS sont toujours fermés avec un pêcheur double. C'est ensuite que l'on fait le tisserand avec l'anneau formé par le pêcheur double, non?
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Salut,
On évite de laisser des noeuds à demeure sur les as (même des pêcheurs), car le fait de refaire le noeud apporte un peu de dynamique.
Optez pour le tisserand(pensez à le sécuriser) ou pour un huit plein poing(mini 10cm aprés le noeud)
Amitiés et bonne année de la part du 30
Pascal
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Bonjour ;
Le but des essais étaient bien de tester le comportement des plaquettes positionner en plafond, et non pas de savoir comment ce comportent les vis et les chevilles dans cette même configuration.
Lors d’essais ont est « obligé » pour se simplifier la vie de bloquer quelques variables. Avec une cheville dans le rocher comme l’indique Amm, la variable la plus difficile à cerner sera la nature du rocher (qui par nature n’est pas homogène) qui fera une grand partie de la résistance de l’ancrage, ainsi que la nature de la chevilles, et enfin la qualité de pose réalisé par le spéléologue. C’est pourquoi, l’EFS enseigne la mise en place de doubles amarrages (la plus part du temps constitué de deux spits) pour constituer un ensemble « irréprochable » en tête de puits par exemple.
Il est fort probable que dans la configuration en plafond (en traction dans l’axe de la vis pour simplifier), la nature de la plaquette doit faire varier les contraintes sur la dite vis. Par exemple, les efforts sur la vis ne seront sûrement pas les mêmes que je tire avec un anneau, ou bien avec une plaquette coudée, puisque leur forme induit un effort de traction différent sur la vis.
Il faut tout de même savoir que les vis sont plus résistantes à la traction qu’au cisaillement. Puisque une plus grande surface est sollicité et donc les contraintes répartie sur l’ensemble de la vis. Je crois que le rapport est de 2 entre la traction et le cisaillement.
Ensuite parlons de la qualité de la vis car il ne sert à rien de faire des tests sans avoir quelques infos sur leurs caractéristiques: En spéléologie, prenons la visserie acier 8.8 (c’est ce qu’il y a marqué sur la tête de la vis). Il y a dans ce qui suit peut être quelques erreurs ou imperfections...
Résistance élastique (contrainte au-delà de la quelle l’acier se déforme définitivement) = 64 Kg / mm2 de section.
Résistance mécanique (contrainte au-delà de la quelle l’acier casse) = 80 Kg / mm2 de section. Soit pour une vis généralement utilisé en spéléologie 8mm de diamètre. Une section utile de piRxR = 3,14x3,5x3,5 = 38,47 mm2 de section de la vis.
Limite élastique pour une vis M8 8.8 est de 2,4 tonnes à la traction. Et donc de 1,2 tonnes au cisaillement.
Limite de rupture pour une vis M8 8.8 est de 3 tonnes à la traction. Et donc de 1,5 tonnes au cisaillement.
Tout ceci est de la théorie, mais conforme avec les limites de résistance des cordes que nous utilisons en spéléologie.
Et ce qui compte à mon sens le plus, est le couple de serrage de la vis. Trop serré, une vis ne sera pas plus résistante, bien au contraire... Tout cela bien entendue pour un filetage "propre" et un spit bien planté !! Mais il est bien difficile de tout nommer et bien heureusement et espérons que cela continue encore longtemps comme cela.
Enfin en ce qui concerne l’AS, il est surtout difficile pour les tests de réaliser un tisserand dans un mousqueton. Et de plus les précédents test on fait apparaître que le pécheur double était le plus résistant (1300 daN) et glisse peut. De plus, il est bien évident que pour une traction sur deux oreilles d’AS (photo 3b de l’article) un tisserand à double sera difficilement réalisable même dans une ganse de corde.
Amitiés grottesques
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Merci à Judi: tu pourrais surement éclairer ma lanterne
Quand on consulte les sites de fabriquants de chevilles en tous genre, on peut observer que la résistance en traction dans l'axe (à l'arrachement) est plus importante que celle au cisaillement. Mais :
- on ne nous dit pas qu'est-ce qui a laché
- on suppose que la cheville est dans un super béton normalisé
Alors voici ma question : on fait un essai théorique d'une cheville (un spit par exemple) posé dans un matériau moyen, c'est à dire qu'on veut que la rupture intervienne par arrachement de la cheville et non par rupture de la vis :
- ca tient mieux en tirant dans l'axe ou au cisaillement ?
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Et bien si on parle seulement de la cheville il me semble que celle-ci tiendra plus en cisaillement qu'à l'arrachement! Ceci est valable pour tout, seulement en plafond, il est rare de trouver du cisaillement à 100%! On aura plus une contrainte "oblique", entre le cisaillement et l'arrachement, pour une main courante qui arrive au plafond par exemple! Et pour la sollicitation d'un mickey, on trouvera à 100% (ou quasi) de l'arrachement! C'est donc là dessus qu'il faut se concentrer je pense, sur la contrainte de la cheville à l'arrachement!
Qu'en pensez-vous?
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Amm,
A ta question je serais tentais de répondre aussi au cisaillement. Mais je n'en sais rien et je ne suis pas sur d'avoir bien compris ce que tu cherches à savoir ou obtenir.
Je ne sais pas moi non plus ce qui lâche dans une cheville. Je serais tentais de dire arrachement dans support moyen et rupture de la cheville dans bon support, et les fabricants vont plutôt chercher à mettre en avant ce dernier cas de figure il me semble.
Tu peux consulter à ce sujet le cahier de l'EFS sur les ancrages permanents. Peut être ont-ils réalisé les essais à l'arrachement pour pouvoir les comparer (avec néanmoins des supports non identique et une qualité de planté encore moins) avec les suivants.
La deuxième édition du Technique Spéléologie Alpine nous indiquait déjà à l'époque une campagne de test réalisé dans différents support (page 107). Essais semblent t'il réalisé au cisaillement (photo page 108)
Dans l'urgonien rupture de la plaquette.
Senonien 1500 Kg (rupture ou arrachement du spit)
Hauterivien 1500 Kg (rupture ou arrachement du spit)
Calcites 1 = 700 Kg (rupture ou arrachement du spit)
Calcites 2 = 350 Kg (rupture ou arrachement du spit)
Ces essais indiquent aussi qu'un spit mal planté peut voir sa résistance réduite par 3!
Donc conclusion, malgré mon ressentie entre arrachement ou cisaillement, mieux vaut se pendre sur un spit bien planté dans de la calcite en plafond qu'un autre mal planté au cisaillement. D'où encore l'intérêt d'en avoir deux au départ du puits.
Ca c'est une réponse d'auvergnat !!
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C'est ce que j'ai toujours entendu dire que ça tient mieux à l'arrachement mais la question que je me posais c'est : est-ce à cause de la vis qui casse au cisaillement ? Après il y a la casse en écaille du matériau ce qui est le plus fréquent avec le taraudage de spit à moitié fouaré.
Pour en revenir à l'article de Spelunca, j'ai l'impression que :
- quand on tire avec un anneau on tire avec le poids P
- quand on tire au travers d'une plaquette, du fait de l'effet de levier on tire sur la plaquette à au moins 2P
D'ou mon interrogation sur les résultats : la plaquette peut très bien ne pas casser mais la cheville peut s'arracher (ce qui ne peut se produire dans le taraudage acier). Ce qui m'a rassuré, c'est que les AS en double se tirent bien de l'essais
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Amm a écrit:
Pour en revenir à l'article de Spelunca, j'ai l'impression que :
- quand on tire avec un anneau on tire avec le poids P
- quand on tire au travers d'une plaquette, du fait de l'effet de levier on tire sur la plaquette à au moins 2P
Avec un anneau oui on tire bien le poids P, même si on n'est pas tout fait dans l'axe, on peut considérer que le bras de levier à l'intérieur du trou où est planté la broche, est nul!
Et pour une plaquette tu n'as pas 2P mais plutôt P x la distance du bras de levier, soit environ 1cm peut-être puisque c'est tout le métal de la plaquette qui porte sur la roche jusqu'à l'axe de la vis! Et trouves alors "un moment" en daN.m.......si je me souviens bien des cours de méca :p (c'est pas forcément le cas )
Par contre c'est un peu différent pour un plaquette "clown"! La corde passant autour de la vis, le travail se fait alors dans l'axe, et donc résiste beaucoup mieux à l'arrachement qu'une plaquette "vrillée"! Y a déjà eu des tests avec des plaquettes clown? ça peut-être intéressant d'avoir les résultats pour comparer, non?
Dernière modification par guigui.c (01/01/2009 22:04:27)
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guigui.c a écrit:
Et pour une plaquette tu n'as pas 2P mais plutôt P x la distance du bras de levier
J'ai dit 2 pour ne pas dire plus
Pour le raisonnement il faut supposer la plaquette légèrement desserrée et voir où est le point d'appuit. Plus le point d'appuit est proche du point de tirage moins il y a de levier. La clown a un petit levier par rapport à une plaquette ordinaire mais le cheminement de la corde n'importe pas; c'est l'endroit ou elle sort qui devient crucial.
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Bonjour à tous;
Toujours dans le Technique Spéléologie Alpine 2eme édition (Chapitre 3.10 Résistance d'un amarrage spit page 105 à 110), les auteurs indiqus que a priori 3 paramètres semblent devoir influer sur la résistance d'un spit en rocher :
- type de plaquette employé
- nature du rocher encaissant
- qualité du planté de spit
Et les auteurs théorise ensuite les types de plaquettes avec quelques formules vectoriel "simples". Je vais vous les scanner et essayer de les mettre sur le forum si j'y arrive.
Un exemple est donné pour une plaquette coudé (une vrai de l'époque ou cintré) pour une charge FC (au cisaillement) de 100 Kg, on obtient un Charge de flexion FF de 172 Kg et une charge de traction 140 Kg...
A plus ....
Dans tout les cas il est sur que l'utilisation de plaquette autres que anneaux et autres prévus pour travailler en plafond, on se retrouve dans des configuration pour lesquelle la plaquette n'est pas prévus, ou défavorable qui font que l'on va obtenir un charge supérieur à la charge initital. Le but était de savoir comment ce comportaient les "nouvelles" plaquettes.
Amitié grottesque
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Judi a écrit:
Toujours dans le Technique Spéléologie Alpine 2eme édition (Chapitre 3.10 Résistance d'un amarrage spit page 105 à 110), [...]
Ma bible c'est la 3ème édition (2000) ! ces chapitres semblent avoir été repris. Ca serait dans le 7. Quincaillerie Page 97 G. Marbach écrit : le même plaidoyer a déjà été fait, calculs à l'appui, dans la seconde édition de cet ouvrage, il y a... dix-huit ans. En pure perte apparemment! (sic).
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Au fait... l'article en question est en ligne à l'adresse :
http://www.ecole-francaise-de-speleolog … lafond.htm
Pour les rares personnes qui ne seraient pas abonnées à Spelunca bien sûr... ;-)
RL
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Rémy Limagne a écrit:
Au fait... l'article en question est en ligne à l'adresse :
http://www.ecole-francaise-de-speleolog … lafond.htm
Pour les rares personnes qui ne seraient pas abonnées à Spelunca bien sûr... ;-)
RL
Merci Rémy pour l'info! J'avais pensé à y jeter un coup d'oeil au début de la conversation mais il n'y était pas!
Y a une chose que je trouve assez impressionnante, c'est la façon dont se déchire l'as! D'ailleurs je me pose une question:
le déchirement a-t-il eu lieu dans les deux cas, avec une ou deux oreilles!
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guigui.c a écrit:
question:le déchirement a-t-il eu lieu dans les deux cas, avec une ou deux oreilles!
D'après ce que j'ai compris : non; c'est la vis qui casse. Moi ça m'a rassuré de voir l'AS se déchirer; ça veut dire que la Dyneema tient, même dans la déchirure
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Amm a écrit:
D'après ce que j'ai compris : non; c'est la vis qui casse. Moi ça m'a rassuré de voir l'AS se déchirer; ça veut dire que la Dyneema tient, même dans la déchirure
Hum je suis pas si sur que se soit bien la vis qui casse et que la dyneema soit intact: "La rupture des AS se produit par déchirement de la tête dural, entraînant une rupture de la cordelette Dyneema"
Par contre si la dyneema reste intact après déchirement de l'as et sue celui-ci reste vissé une parade à la libération du mousqueton consisterait à passé un maillon rapide ou un deuxième mousqueton dans la boucle de dyneema et le mousqueton!
Mais ça suppose que tout reste en place et que seul l'as est déchiré d'un coté!
Autre chose, le compte rendu ne précise pas si la force appliquée est en traction lente, progressive (progression sur corde) ou bien immédiate (telle une chute)!
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guigui.c a écrit:
Autre chose, le compte rendu ne précise pas si la force appliquée est en traction lente, progressive (progression sur corde) ou bien immédiate (telle une chute)!
Ben si... Au début dans "protocole" : les tests ont été effectués en traction lente et répétés au moins cinq fois"
RL
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OOPS!!! Mauvaise lecture! Dsl
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guigui.c a écrit:
Par contre si la dyneema reste intact après déchirement de l'as et sue celui-ci reste vissé une parade à la libération du mousqueton consisterait à passé un maillon rapide ou un deuxième mousqueton dans la boucle de dyneema et le mousqueton!
Mais ça suppose que tout reste en place et que seul l'as est déchiré d'un coté!
Je n'ai pas bien compris ce que tu voulais dire?
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